rêves novembre

Oiseau

Oiseau

Venez

           Liv Schulman et une rose rouge

             Il y a des souris chez moi à la villa Médicis

            Dorothée Dupuis me dit : tout ce que tu vis était prévu

             Je cherche du scotch car je veux ajouter des phrases à mon texte

Je veux les coller

Ce scotch est complètement nul

Je n’arrive pas à le couper

Je vais devoir lire n’importe quoi

Publier n’importe quoi

C’est une catastrophe

                          Est-ce que tu te sens mieux Laura ou est-ce que tu pleures toujours comme un vieux poney

            Elle me touche le corps

          L’orgueil blesse

         Mes yeux tristes

            Dans le noir

J’essayais d’avancer

             Des fraises dans un panier

           Elles étaient fausses

           Murènes

           Des phalènes

           Je ne veux pas de vous

            Un chien noyé

La voisine plonge et elle le sauve de ses gros bras

                     À une fille

J’envoie je t’aime par message

Elle ne répond pas

                  Roxana et moi

On fait des tests de grossesse

On est toutes les deux enceintes

On marche dans la nuit sur un chemin de terre en Italie

Giorgia Meloni est derrière nous

On se donne la main

On part en courant

                Mon père

                J’ai bien rêvé

Merci

              Elsa m’écrit

Je vois Elsa

                    Avec les filles

Un grand dîner

               Mes amies sachez une chose : je vous aime

                    Le coiffeur m’a beaucoup coupé les cheveux

Je suis un jeune homme

J’ai des mèches blondes

Le coiffeur a tout appris de son maître

Qui a commencé la coiffure à l’âge de 6 ans et qui restait parfaitement immobile du corps quand il coupait les cheveux

                J’étais cachée

Quelqu’un disait du mal de moi

Et elle ne m’a pas défendue

Quand ils ont dit du mal elle n’a pas agi comme une personne proche

Car ce n’est pas une personne proche

Mon cœur mon cœur

               Les kikinettes ne dormiront pas à la villa Médicis mais dans un lieu qui s’appelle AHL

                   Nous aurons deux enfants ma chérie

D’abord une fille que je porterai

Puis nous adopterons un autre enfant déjà grand

                     Dans une file d’attente

Je regarde à droite et des moines bouddhistes sont en train de méditer par terre sur des marches

Leurs robes sont couleur safran et claires

Je dis aux personnes qui m’accompagnent : je fais ça tous les jours

Elles me demandent de leur montrer comment on fait

Je leur dis : là je ne peux pas il nous faudrait plus de temps

Je leur montre quand même les moudra principaux

Avec mes mains

Je fais des signes

Elles regardent mes mains

Je leur dis ces gestes sont sacrés

Ils ont un sens profond

                J’ai écrit que de la D je le sais bien

Et comment je vais faire pour continuer

Une fille me dit : mais non dans La semaine perpétuelle tu as écrit telle phrase

Et elle dit une phrase

Je lui dis : mais c’était le hasard

Une femme qui passe me dit : mais vous avez aussi écrit telle phrase

Et elle dit une phrase

Je lui dis : mais c’était juste le hasard

Je n’ai écrit que des phrases

C’étaient juste des phrases

Vous ne comprenez pas

                    Ma chérie mon amour

             Une petite grenouille chez François Durif

                  Rebecca m’envoie une vidéo d’elle-même en voiture avec des gars une ville grise  

                   Ok ok

               Je porte une très belle écharpe longue avec des smileys jaunes

                   Fais le deuil de la feuille

               Chica de calendario

Te veo a diario en el taller

Con tu pareo

Yo me mareo

A esa chica me la quiero yo comer

                   J’ai déjà écrit mon dernier livre  

Ce ne serait pas grave de mourir

                  Reste avec celles qui s’aiment

                     Un petit garçon me demande si je suis juive

Je lui réponds : à ton avis mon ptit pote ?

                      Hortense François et Mounir ont fait des courses

Ils ont acheté des bouteilles vides

                      La fille de Lorraine De Sagazan fait le pont et elle avance

Je vois sa tête à l’envers

                    Mon éditeur m’a écrit un message dans lequel il me dit

Pour les prochaines rencontres en librairie il faut que tu parles pendant 5 heures de choses évasives et que tu portes une doudoune et tout ira bien

                  Il pleut sur un chat gris

                           Je suis animatrice dans un centre pour malades mentaux et pour enfants

Un garçon grand et malade mental est proche de moi

Et je m’occupe de lui

Je lui dis : descendons allons prendre l’air

Dans les escaliers il fait tomber son ordinateur et il saute dans le vide pour le sauver

Il tombe du deuxième étage

Il se fait mal à la main

Tout le monde arrive en courant

Tout le monde est inquiet

Je suis désolée

                Par curiosité je lis mes propres livres

Ahlala c’est tellement maladroit

                    J’ai la même maladie que ma mère

C’était génétique

J’ai du mal à bouger les doigts

Bientôt tout mon corps sera paralysé

Dommage il va falloir que je me suicide

               Patato

                Regarde un peu c’est qui ses potes et laisse tomber

               Hôpital et beaucoup de portes

Et beaucoup d’enfants

                             Dans une voiture

Peu de place

Plus de réseau

Plus de batterie

                          Sam Stourdzé et moi

On mange des pâtisseries italiennes à la crème

Je dis à la dame qui nous sert : graciaszié

Il me dit : ce n’est pas de l’italien ça

Je lui dis : ah bon ?

                 Je suis pompière

Je suis active

Je vais sauver tel et tel être

Avant ça je vais acheter de la brioche

Laissez-moi passer

C’est urgent